Radiofonies Europe

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Prestation - production - création

Radiofonies Europe est une association de droit français qui se consacre à la production et à l’édition de formes documentaires, notamment radiophoniques et audiovisuelles.

Animée par une équipe pluridisciplinaire, Radiofonies Europe croit en l’impact des œuvres sur les êtres et privilégie les projets qui lui semblent être de nature à nourrir la pensée, voire à infléchir le réel.



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Debord l’iconoclaste, Guy l’iconodoule

Debord l’iconoclaste, Guy l’iconodoule

Que reste-t-il du cinéma de Guy Debord ? septembre 2006, 60 min


Quelques mois après la sortie en DVD des films du situationniste Guy Ernest Debord (1931 – 1994), Emmanuel Chicon et Sébastien Lecordier réalisaient un documentaire radiophonique, "Debord l’iconoclaste, Guy l’iconodoule", autour de l’œuvre cinématographique du Roi du détournement. Il a été diffusé sur l’antenne de FPP (Fréquence Paris Plurielle) en septembre 2006.


  • émission "Vu de l’intérieur", Fréquence Paris Plurielle, septembre 2006
  • 60 min
  • Production, réalisation : Emmanuel Chicon, Sébastien Lecordier
  • Mixage : Sébastien Lecordier

Comment présenter celui qui fut le Saint-Just des Trente Glorieuses, Ernest Guy Debord ? En utilisant ses propres termes : « Guy Debord. Se disant cinéaste. Membre de l’Internationale situationniste, dont il a été l’un des fondateurs en 1957. Longtemps responsable des publications de l’I.S. en France. Mêlé aussi par moment à différentes activités de l’organisation dans plusieurs pays où s’est propagée l’agitation situationniste ; notamment en Allemagne, Angleterre et Italie (s’étant fait appeler parfois Gondi, ou Decayeux). A publié en 1967 La Société du spectacle. L’année suivante, a figuré parmi les meneurs du courant le plus extrémiste lors des troubles de mai 1968. A la suite de ces évènements, ses thèses ont acquis une grande influence dans l’ultra-gauchisme européen et américain. Français. Né en 1931, à Paris ». [1]

Tout au long de ce documentaire nous avons posé une seule question : Comment poursuivre le dialogue avec Guy Debord , quatorze ans après sa disparition, et plus précisément avec ce qu’il a légué à l’histoire du cinéma, un corpus de sept films ?

© Augustin GimelComment ? Avec celles et ceux qui ont côtoyé Debord, écrit sur son cinéma ou continuent d’interroger dans leur travail son héritage. En organisant aussi la confrontation, parfois même l’annulation de points de vue qui soulèvent plus de questions qu’ils n’apportent de réponses définitives. Une proposition où se télescopent, interfèrent des extraits de livres et de films, des témoignages...Après l’orgie commémorative soixante-huitarde, retour à une source asséchée par un « silence qui n’a fait que changer de forme depuis que le situationnisme a rejoint le spectacle culturel… » [2].

Avec (par ordre d’apparition)
Victor Ede, éditeur et vidéaste
Anne Delrieu, monteuse et vidéaste
Bernard Herviot, anarchiste en liberté
Yann Kerninon, philosophe et magicien
Antoine Coppola, cinéaste et historien du cinéma
Guy Debord
Stéphanie Granel, monteuse
Augustin Gimel, cinéaste
Alain Oudin, galeriste

Composition sonore de Fred D. Oberland, musicien et cinéaste, à qui nous avons demandé de détourner/réinterpréter des rushes que nous lui avons fournis pendant la réalisation de ce documentaire. Il est également le créateur de bande sonore de « Genève » d’Augustin Gimel.

Debord l’iconoclaste, Guy l’iconodoule

Extraits de Lipstick Traces de Greil Marcus (Gallimard/FolioActuel), Le Chevalier, la Dame, le diable et la mort de Raoul Vaneigem (Gallimard/Folio), Le Déclin de l’économie spectaculaire marchande de Guy Debord (Jean-Jacques Pauvert/Les Belles Lettres), Les Jours obscurs de Gérard Lebovici de Jean-Luc Douin (Stock).


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